faire l'amour quand on est en surpoids

Faire l’amour quand on est en surpoids : les positions les plus confortables ?

Sommaire

Plaisir et confort

  • Positions adaptées : privilégier stabilité, soutien lombaire et contrôles de profondeur pour réduire la fatigue et protéger les articulations.
  • Accessoires pratiques : utiliser coussins fermes, chaise stable et matelas adéquat pour améliorer posture, diminuer douleur et faciliter les changements de position.
  • Communication et suivi : favoriser échanges sur limites et plaisir, prévoir pauses, et consulter professionnel si douleur persistante ou baisse du désir.

La sexualité fait partie de la vie affective et a des exigences physiques qui peuvent devenir plus difficiles à gérer lorsque le poids corporel complique la mobilité, la respiration ou la tenue des positions. Plutôt que d’éviter l’intimité, il est possible d’adapter les postures, l’environnement et les gestes pour réduire la fatigue, protéger les articulations et favoriser le plaisir. Cet article propose des pistes concrètes et bienveillantes, des ajustements pratiques et des conseils pour savoir quand consulter un professionnel.

Choisir des positions qui réduisent la fatigue et répartissent le poids

Le principe général est simple : privilégier la stabilité, le soutien des zones fragiles (bas du dos, hanches, genoux) et les positions permettant un contrôle de la profondeur et du rythme. Voici quelques options souvent confortables pour les personnes en surpoids et leurs partenaires :

La position en cuiller

La cuiller (tous deux allongés sur le côté, l’un derrière l’autre) offre un soutien latéral important et limite la nécessité de soutenir le poids du corps avec les bras ou les jambes. Elle permet un contact intime et un rythme lent, avec la possibilité de s’interrompre facilement pour ajuster la respiration. Astuce : placer un coussin ferme entre les genoux ou sous le ventre pour aligner la colonne et diminuer les tensions lombaires.

La femme ou le partenaire au-dessus (position dite « cowgirl » adaptée)

Lorsque la personne qui est au-dessus contrôle le mouvement, elle peut moduler la profondeur et la vitesse. Cette autonomie réduit l’effort pour la personne en dessous. Pour plus de stabilité, utiliser une chaise stable ou le bord du lit permet d’appuyer les mains et de limiter la sollicitation des genoux. Des coussins sous les fesses ou le bas du dos aident à trouver l’angle le plus confortable.

Assis face à face

Assis sur une chaise stable ou au bord du lit, face à face, permet un soutien dorsal et un contact visuel rassurant. On peut s’appuyer l’un sur l’autre sans porter entièrement le poids, et utiliser des coussins lombaires pour maintenir une bonne posture. Cette position est souvent moins exigeante pour les articulations et favorise l’intimité et la communication.

Variantes de la levrette (modifiée)

La levrette peut être modifiée pour limiter la profondeur et protéger le bas du dos : mettre un coussin ferme sous les hanches pour surélever le bassin et réduire l’angle, ou adopter une position à quatre pattes mais avec le torse soutenu sur un coussin ou une table basse stable. L’idée est de réduire les efforts d’appui et de garder une respiration libre.

Accessoires, environnement et gestes pratiques

Quelques adaptations simples transforment l’expérience et réduisent la douleur ou la fatigue :

  • Utiliser des coussins fermes ou des oreillers spécialisés pour soutenir les lombaires, sous les genoux ou sous les hanches.
  • Choisir un matelas plus ferme ou ajouter une planche rigide sous le matelas pour éviter la bascule et améliorer la stabilité.
  • Installer une chaise, un tabouret ou un banc stable à portée de main pour varier les positions sans effort excessif.
  • Penser à une barre d’appui ou un meuble sécurisé pour s’aider à changer de position ou se relever.
  • Prévoir des pauses, respirations lentes et hydratation ; la lenteur et les pauses réduisent la sensation d’essoufflement.

Communication, plaisir et sécurité émotionnelle

La communication est essentielle : exprimer ce qui fait mal, ce qui est agréable, et convenir d’un signal pour ralentir ou arrêter. Travailler sur l’estime de soi, les représentations du corps et la confiance mutuelle aide à retrouver du plaisir. Des exercices sensuels non pénétrants (caresses, massages, jeu d’éveil) permettent de maintenir l’intimité quand l’activité sexuelle plus intense est difficile.

Quand consulter et quel accompagnement envisager

Si la douleur, la fatigue anormale, la baisse prolongée du désir ou l’inconfort persistent, il est recommandé de consulter. Plusieurs professionnels peuvent aider :

  • Le sexologue ou thérapeute sexuel : pour travailler les difficultés de désir, réapprendre des pratiques adaptées et proposer des exercices de couple.
  • L’urologue ou gynécologue : pour évaluer d’éventuels problèmes physiologiques, douleurs ou troubles de la fonction sexuelle.
  • L’endocrinologue : si un déséquilibre hormonal est suspecté (fatigue, baisse du désir, troubles menstruels ou hormonaux).
  • Le physiothérapeute spécialisé en périnée et rééducation pelvienne : pour renforcer le plancher pelvien et réduire les douleurs ou l’incontinence.
  • Un psychologue ou un thérapeute de couple : pour aborder la honte, l’anxiété liée à l’image corporelle et restaurer la communication affective.

Un bilan médical permet d’écarter des causes traitables et d’obtenir des adaptations sûres. La rééducation périnéale, par exemple, peut améliorer la confiance et réduire la douleur pendant les rapports. Les approches combinées (médicale, physique et psychologique) donnent souvent les meilleurs résultats.

Adapter sa sexualité en cas de surpoids passe par des ajustements physiques, des accessoires simples, une bonne communication et, parfois, l’aide de professionnels. L’objectif n’est pas la perfection des performances mais le confort, le plaisir partagé et la sécurité. Commencer par de petits changements (un coussin, une pause, une position différente) et observer ce qui fonctionne permet de construire une intimité durable et respectueuse des corps. Si vous envisagez une démarche, la première étape peut être une consultation chez un sexologue ou un praticien de santé pour un bilan personnalisé.

Doutes et réponses

Est-ce que les obeses peuvent faire l’amour ?

En tant que médecin, il faut reconnaître que l’obésité peut compliquer la vie sexuelle, sans la rendre impossible. On observe des troubles de l’érection chez certains hommes, parfois liés à une augmentation des œstrogènes ou à des troubles vasculaires, des difficultés de pénétration et une baisse de désir chez certaines femmes. Ce n’est pas une sentence, c’est un signal, un appel à explorer causes et solutions. Examen, bilan métabolique, suivi psychologique et adaptation des positions ou du confort peuvent aider. Parfois, perte de poids, activité physique et accompagnement sexothérapeutique rétablissent le plaisir, lentement mais sûrement. Consulter sans attendre aide souvent.

Quand éviter de faire l’amour ?

Il arrive que l’abstinence soit choisie, imposée, ou conseillée par un professionnel de santé, et c’est légitime. Raison religieuse ou sociale, prévention d’une infection contagieuse, période post opératoire, ou consigne avant une fécondation in vitro chez l’homme, toutes ces situations demandent de la clarté. Parfois c’est juste la fatigue, la dépression, ou la perte de désir, et il faut écouter le corps sans culpabiliser. Parler, consulter, vérifier les risques infectieux, envisager un accompagnement sexologique ou médical, voilà des étapes pratiques. L’abstinence peut soigner, protéger, ou préparer, selon le contexte et les besoins. Ne pas hésiter à demander un avis médical.

Quelle est la meilleure taille pour satisfaire une femme ?

La question de la taille du pénis obsède, mais les études montrent que quelques centimètres de différence, deux centimètres par exemple, influent peu sur la satisfaction féminine. Dans un sondage de 2000 personnes, l’important était la qualité de la relation, la stimulation clitoridienne, la confiance et la communication. La pénétration n’est pas tout, et la variété des positions, la durée des préliminaires, la créativité, comptent énormément. Si l’anxiété liée à la taille gêne, en parler avec un soignant ou un sexologue aide. Bref, technique, écoute et tendresse valent souvent mieux qu’une mesure exacte. La confiance partagée compte plus que tout.

Est-ce que faire l’amour aide à maigrir ?

Faire l’amour brûle des calories, oui, une session moyenne d’environ 25 minutes peut consommer entre 69 et 100 calories selon une étude de l’UQAM, comparable à une marche modérée. Mais ce n’est pas un régime miracle. L’activité sexuelle favorise aussi le bien être, la réduction du stress, la libération d’hormones positives et parfois l’amélioration du sommeil, ce qui aide indirectement la gestion du poids. Pour perdre significativement du poids, l’activité physique régulière et l’alimentation restent essentielles. En pratique, combiner plaisir, sport et alimentation équilibrée est la stratégie la plus réaliste et durable. Consulter un professionnel peut aider à personnaliser l’approche.

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